La thérapie rogérienne

La thérapie centrée sur la personne
Selon Carl Rogers

Cours de Psychopathologie descriptive de Mr Henri Cohen, professeur à l’Université du Québec à Montréal.

Rogers est un promoteur de l’approche dite « humaniste ». Celle-ci soutient que le comportement humain est déterminé non pas par des maladies somatiques, des conflits internes inconscients ou des conséquences environnementales, mais par les processus conscients, la perception que chaque personne a d’elle-même, du monde dans lequel elle évolue et par la façon d’agir qu’elle choisit d’adopter, ce qui est appelé la libre volonté.

La position de Rogers a été appelée thérapie centrée sur la personne car il attribue à cette dernière une place centrale dans la compréhension de ses comportements. Pour lui, les gens possèdent une pulsion vers le maintien, la croissance et l’actualisation de leur être.

Dans ce type de thérapie, l’accent est mis sur la chaleur thérapeutique, l’empathie et l’authenticité. Le thérapeute doit ainsi refléter les sentiments du patient et même partager une compréhension des émotions qui demeurent inexprimées. Ce sont les expériences vécues qui amènent à développer cette habileté à partager la perspective d’un autre et non seulement la formation académique et professionnelle. Le thérapeute n’agit pas en tant qu’expert, mais doit s’efforcer de participer à une expérience humaine réciproque. Pour ce faire, Rogers allait même jusqu’à encourager la révélation de soi –sentiments et expériences- de la part du thérapeute.

L’apport du psychologue dans les troubles dépressifs

Article dans le « Journal des Médecins » de J. Van Rillaer, professeur à l’Université Catholique de Louvain-la-Neuve.

Pour Jacques Van Rillaer, le nœud du problème réside le plus souvent dans un grave sentiment d’impuissance provoqué par des relations pénibles, une perte importante (un être cher, le travail,…), un trouble anxieux invalidant, ou une dépendance (alcoolisme par exemple). Le travail du soignant consiste alors à aider la personne à changer des schémas de pensée, à résoudre des problèmes, à s’engager progressivement dans des activités valorisantes et/ou agréables et à traiter des réactions émotionnelles.

Le travail médical ne rend donc pas superflu un travail proprement psychologique.